TBILISSI
vers l'instauration d'un concordat entre l'Église et l'État
Lors de sa session du 30 mars dernier, le Parlement géorgien a voté un amendement à la Constitution, précisant que les relations entre l'État et l'Église orthodoxe dans ce pays seraient dorénavant définies dans le cadre d'un concordat, a annoncé l'agence de presse russe RIA-Novosti. Le principe de l'indépendance de l'Église par rapport à l'État a été réaffirmé. Un autre amendement précise que l'État géorgien reconnaît la complète liberté de conscience et la liberté religieuse, tout en accordant une place particulière à l'Église orthodoxe de Géorgie en raison de son rôle dans l'histoire de la nation. Cent quatre-vingt-huit députés, appartenant tant à la majorité de centre-gauche au pouvoir qu'à l'opposition de droite ont voté en faveur de ces amendements constitutionnels. Le nombre des orthodoxes en Géorgie est estimé aujourd'hui à environ 3 millions de fidèles (sur 4,8 millions d'habitants).Le président du Parlement, Zourab ZHVANIIA a souligné que ces changements dans la Constitution avaient été adoptés "avec une rare unanimité". Selon lui, "l'État géorgien a le souci de voir l'Église orthodoxe de Géorgie devenir plus forte et plus compétitive face aux nombreuses confessions venues de l'étranger qui exercent un prosélytisme agressif". Un système de concordat doit permettre de servir au mieux les intérêts de l'Église et de l'État, "sans pour autant engendrer des discriminations à l'égard des autres confessions religieuses", a-t-il tenu à ajouter. Zourab ZHVANIIA a également indiqué que ce document permettrait de renforcer les structures internes de l'Église face à d'éventuels risques de schisme, "lesquels pourraient avoir des conséquences graves et imprévisibles", y compris pour l'État.
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