DURRËS
un séminaire sur la jeunesse orthodoxe et le service de l'Église aujourd'hui
Organisé par Syndesmos, la fédération mondiale de la jeunesse orthodoxe, sous la présidence de l'archevêque ANASTASE de Tirana, primat de l'Église orthodoxe en Albanie, un séminaire sur "Jeunesse orthodoxe et théologie. Le service de l'Église aujourd'hui" a réuni, du 7 au 13 août dernier, à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Blaise, à Durrës (Albanie), vingt-cinq représentants de mouvements de jeunesse orthodoxe, venus d'Albanie, d'Allemagne, de Finlande, de France, de Grande-Bretagne, de Grèce, de Hongrie et des États-Unis. Cette rencontre était destinée à identifier les domaines de la vie de l'Église où les jeunes peuvent se rendre utiles, ainsi qu'à poser les questions qui leur paraissent fondamentales pour l'avenir de l'Église. La réflexion a porté sur des thèmes qui avaient été préalablement déterminés par une cinquantaine de jeunes de quinze pays différents : "La responsabilité que confère le baptême", "La mission et le travail missionnaire", "Évangile et culture locale, les défis de la mondialisation", "Instruction religieuse et théologie", "Les relations des chrétiens avec les autres religions", "Les différents modèles de relation entre l'Église et l'État".La rencontre a été ouverte par une communication du père Luc VERONIS, prêtre orthodoxe américain, venu en Albanie en 1994 pour oeuvrer à la restauration d'une Église exsangue après plusieurs décennies de régime communiste, et aujourd'hui doyen de l'Institut de théologie de Durrës. Il a rappelé que prêcher le Christ à ceux qui ne le connaissent pas, laisser derrière soi son confort quotidien pour évangéliser des pays non-chrétiens était indiscutablement une prescription évangélique. Il a posé alors avec insistance les questions suivantes : "Pourquoi les orthodoxes ignorent-ils si souvent ce commandement ? Pourquoi sont-ils, parmi les chrétiens, ceux qui sont les moins missionnaires ?" Un débat a suivi sur la mission dans les pays d'Occident "déchristianisés", sur la différence entre la mission et la pastorale, sur la nature de la Tradition. Il a été souligné que la mission force chaque jour l'Église à distinguer ce qui dans sa pratique est essentiel et ce qui ne l'est pas.
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