PARIS
déclaration du conseil de l'archevêché des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale
Le conseil de l'archevêché des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale (patriarcat oecuménique) a diffusé, le 9 décembre dernier, à Paris, avec la bénédiction de l'archevêque GABRIEL, qui est à la tête de l'archevêché, une déclaration par laquelle il souhaite, six mois après avoir pris ses fonctions dans sa composition actuelle, "partager les orientations qui se sont dégagées" au terme de cette période et "déterminer les tâches qui, en conséquence, s'imposent" à tous les membres de l'archevêché. La vie de l'archevêché, indique la déclaration, a été profondément troublée par "la lettre signée du patriarche de Moscou ALEXIS II en date du 1er avril 2003, concernant la question de savoir quel chemin il convenait d'emprunter pour aboutir à une Église locale unifiée dans nos pays et estimant que ce chemin passe par l'unification des entités issues de l'émigration russe et leur rattachement au patriarcat de Moscou" (SOP 278.6). Cette question a fait l'objet d'une assemblée pastorale du clergé de l'archevêché, qui s'est tenue à l'Institut Saint-Serge, à Paris, le 1er novembre dernier (SOP 293.4). Parallèlement, le conseil met en garde contre toute action intempestive qui pourrait venir troubler l'unité et la paix ecclésiale : "Le débat est important et légitime. Mais la polémique dans l'Église a ses limites. En cas de divergences, il convient, selon la parole de l'apôtre ('Appliquez-vous à garder l'unité de l'esprit par le lien de la paix' [Ep 4,3]), de rechercher l'unité en toute chose". Le conseil de l'archevêché est composé de l'archevêque et de son auxiliaire ainsi que de douze membres élus, à parité égale entre clercs et laïcs (SOP 289.7).Dans la déclaration, le conseil réaffirme tout d'abord la fidélité de l'archevêché "à [une] vision de l'Église, Corps du Christ, […] qui n'est conditionnée par aucune institution de ce monde, qu'elle soit politique, nationale ou historique, mais qui est 'une vie nouvelle en Christ, mue par l'Esprit Saint'." L'archevêché entend rester fidèle également "à la tradition orthodoxe russe qui se caractérise par son attachement à une vie liturgique intense et par son esprit universaliste et missionnaire, qui lui permettent de distinguer le fondamental du secondaire afin de s'adapter aux réalités d'un monde en mutation". De fait, "l'archevêché ne se considère plus comme appartenant à une 'diaspora'. Il n'est pas étranger aux pays où le Seigneur nous a appelés à vivre pour témoigner de son Évangile et construire sa sainte Église. Érigé en diocèse canonique, uni autour de la Table du Seigneur, où se manifeste la plénitude de l'Église dans la célébration de la sainte eucharistie, offerte par l'évêque, entouré du collège des prêtres et de tout le peuple de Dieu, fondamentalement l'archevêché est déjà en lui-même une Église locale, comme l'est tout diocèse en tout lieu. Il représente une réalité ecclésiale solide qui se manifeste, non seulement en France, mais aussi dans plusieurs autres pays d'Europe occidentale. Avec l'ensemble des diocèses des autres patriarcats, avec lesquels il est en communion, il constitue les prémices d'une Église territoriale dans les pays où il est présent", estime le conseil.
Le texte dans son entier est disponible dans l'edition papier au prix de 5.00 Eur.
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