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LINEAMENTS D'UNE THEOLOGIE ORTHODOXE DE LA CONCILIARITE
Michel STAVROU
L'un des thèmes centraux abordés lors du colloque oecuménique international consacré au "Concile de Moscou de 1917-1918", qui s'est déroulé du 18 au 20 septembre à Bose, près de Turin (Italie), portait sur la conciliarité (lire Information page 5). Constatant l'existence d'une crise de la conciliarité dans la vie contemporaine des Églises orthodoxes, le théologien Michel STAVROU a tenté dans sa communication de mettre en lumière différents aspects de cette notion ecclésiologique fondamentale, suivant pour cela trois approches bibliques complémentaires de l'Église : l'Église comme peuple de Dieu (d'où le sens de la Sobornost, développée dans la théologie russe) ; l'Église comme corps du Christ (d'où l'ecclésiologie eucharistique et la conciliarité qui en découle) ; l'Église comme Temple du Saint-Esprit (d'où le modèle trinitaire de la conciliarité ecclésiale). Centrée sur l'ecclésiologie eucharistique, la conciliarité se décline à différents niveaux de la vie de l'Église : au sein de la communauté eucharistique locale, dans les relations entre les Églises locales (la synodalité), au plan même de l'Église universelle. Le Service orthodoxe de presse reproduit ici dans sa quasi-intégralité la partie de l'exposé consacrée à la conciliarité au plan universel. Le texte intégral de cette communication est disponible dans la collection des Suppléments au SOP (référence : 282.A ; 3,80 € franco). Il paraîtra également dans une prochaine livraison de la revue Irénikon (Monastère bénédictin, B 5590 Chevetogne, Belgique).Michel STAVROU, 43 ans, est ingénieur en gestion informatique, diplômé de l'École centrale de Lyon. Chargé de cours de théologie dogmatique à l'Institut Saint-Serge à Paris, où il prépare une thèse de doctorat sur la théologie byzantine, il est cosecrétaire du comité mixte de dialogue théologique catholique-orthodoxe en France.
[…]Il apparaît évident qu'un véritable exercice de la conciliarité va de pair avec le respect de l'ecclésiologie eucharistique. Celle-ci n'est quasiment plus contestée dans l'orthodoxie, mais dans leur mode de fonctionnement, les Églises autocéphales témoignent souvent d'une autre logique, nationale ou universelle. Je n'évoquerai pas le phylétisme à la fois pratique et pragmatique qui affecte la situation ecclésiologiquement aberrante de la " Diaspora " – situation trop bien connue, sans pour autant être acceptable. Mentionnons ici trois autres exemples.
Le texte dans son entier est disponible dans l'edition papier au prix de 5.00 Eur.
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