Document
DE JOSEPH RATZINGER À BENOÎT XVI
Jean-François COLOSIMO
Le 19 avril 2005, le cardinal Joseph RATZINGER succédait au pape JEAN-PAUL II. Quel bilan peut-on dresser de cette première année du pontificat de celui qui est désormais BENOÎT XVI, s'interroge Jean-François COLOSIMO, théologien orthodoxe français, dans le point de vue qu'il a publié dans les pages du quotidien parisien La Croix (édition du 19 avril 2006) et que le Service orthodoxe de presse reproduit ici.Directeur littéraire dans une maison d'édition parisienne et réalisateur de films documentaires, Jean-François COLOSIMO est aussi maître de conférences à l'Institut de théologie orthodoxe de Paris (Institut Saint-Serge), où il enseigne la patrologie. Il est l'auteur d'un essai, Le silence des anges (Desclée de Brouwer, 2001), ainsi que d'un roman, Le jour de la colère de Dieu (Lattès, 2000), et a fait paraître récemment un essai sur la religion civile américaine, Dieu est américain : de la théodémocratie aux États-Unis (Fayard, 2005). Il est marié et père de quatre enfants.
Mystère de Benoît XVI ? Et si ce mystère n'était qu'un témoignage vivant rendu au plus grand mystère de la foi, comme expérience de la vie trinitaire que le pape porte dans sa méditation, et donc sa prière, depuis un demi-siècle et plus ? Voudra-t-on se souvenir que sa thèse de dogmatique, en 1953, s'intitulait " Peuple et Maison de Dieu " et portait sur l'Église comme communion ? Consentira-t-on à se rappeler que, lors de la deuxième session de Vatican II, en septembre 1963, il mena le concile à son acmé dramatique en chargeant le Saint-Office au nom d'une conception spirituelle du dogme ? Osera-t-on dire que la déclaration Dominus Iesus, qu'il publia à l'automne 2000 en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, représentait peut-être une déconvenue pour l'oecuménisme institutionnel, mais une bonne nouvelle pour la théologie et, partant, pour la quête de l'unité " en esprit et vérité " ? Car si l'on pouvait regretter le sort trop rapide fait à de sincères tentatives de baptême des cultures en Asie ou en Afrique, il n'en reste pas moins que l'essentiel était là : c'est en la personne de Jésus-Christ que s'accomplit la plénitude de la révélation et de la grâce. Hors de quoi, évidence oubliée, il ne saurait y avoir de christianisme.
" Le mystère même de la foi est participation "
Le texte dans son entier est disponible dans l'edition papier au prix de 5.00 Eur.
(Si vous avez un acces privilégié vous pouvez identifier et acceder au texte integral.)