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SPIRITUALITÉ DE LA LIBERTÉ

Lydia OBOLENSKY-D'ALOISIO

Le rapport entre la foi chrétienne et la liberté, entre l'orthodoxie et la liberté, sont des questions d'une actualité brûlante, tant pour ceux qui cherchent à vivre leur foi en Occident que dans les pays dits de " tradition orthodoxe ", en Europe orientale et dans le pourtour méditérannéen, comme le met en évidence Lydia OBOLENSKY-D'ALOISIO dans un texte qu'elle a établi à partir d'une intervention faite à une session de l'association " Amitié – Rencontre entre chrétiens ", et qu'elle a confié au Service orthodoxe de presse. L'intégralité de ce document est disponible dans la collection des Suppléments au SOP (référence : 309.A ; 3,80 € franco).

Normalienne, agrégée de l'université, Lydia OBOLENSKY-D'ALOISIO est professeur de khâgne à Lille (Nord). Paroissienne de l'église Saint-Nicolas-Saint-Pantéléimon, à Bruxelles, elle est membre du conseil de l'ACER–MJO (Action chrétienne des étudiants russes – mouvement de jeunesse orthodoxe), chargée de l'oecuménisme et des relations interorthodoxes, après avoir été responsable pour l'Europe occidentale de Syndesmos, fédération mondiale de la jeunesse orthodoxe.

Dans notre Europe occidentale, qui est démocratique depuis des décennies, la liberté est incontestablement perçue comme un bien. C'est le cas en France tout particulièrement, où la liberté est une des composantes de la devise de la République : si les termes " égalité " et " fraternité " se voient souvent remplacés par des synonymes plus adaptés à la sensibilité de notre sociétés (partage, équité, solidarité, tolérance…), le mot " liberté " ne semble pas vouloir se démoder. En Occident, la liberté sociale, civile et individuelle est reconnue comme une valeur positive, y compris par les chrétiens.

Cela n'a pas toujours été le cas. Les chrétiens se sont longtemps opposés à la Déclaration des Droits de l'homme, et la mémoire collective des sociétés européennes ne l'ignore pas et le retient comme un grief envers le christianisme. […] On retient aujourd'hui dans l'opinion les réticences passées des chrétiens sans en comprendre les raisons, et on en conclut que les chrétiens sont opposés au principe de liberté civile et individuelle. […] Il se trouve que les chrétiens en Occident ont beaucoup évolué au cours du 20e siècle ; l'accusation qui peut encore leur être faite d'être les opposants de la liberté civile et individuelle est injuste, ce qu'il conviendrait de faire comprendre à l'entourage non-chrétien : s'il est vrai que ce que les chrétiens appellent " liberté " semble différent de ce que l'on entend par " liberté " dans une société laïque, il ne s'agit, avant tout, non pas d'une incompatibilité, mais d'un malentendu. […]

Le texte dans son entier est disponible dans l'edition papier au prix de 5.00 Eur.

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