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15 jan 2009 - LETTONIE : Après les émeutes du 13 janvier, un appel à la paix et à la concorde
Après les émeutes qui ont opposés, le 13 janvier 2009, à Riga, manifestants et forces de l'ordre aux abords du Parlement letton, l'Église orthodoxe de Lettonie qui dispose d'un statut d'autonomie particulier au sein du patriarcat de Moscou a publié, le 15 janvier, un appel à la paix et à la concorde, invitant notamment les habitants du pays à " résoudre tous les problèmes actuels uniquement par la voie pacifique de la négociation et dans le respect mutuel ", rapporte un communiqué du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Tout en rappelant que l'Église orthodoxe de Lettonie est attachée au principe de séparation entre l'Église et l'État, le synode local présidé par le métropolite de Riga ALEXANDRE (Koudrachov) rappelle que cette Église " fait partie intégrante de la société lettone et ne se sent pas en droit de rester à l'écart dans un moment difficile pour [son] jeune pays et le monde tout entier ". " L'Église orthodoxe de Lettonie prie Dieu d'accorder à la Lettonie la paix et le bien être, pour qu'il donne à nos dirigeants la sagesse de résoudre la crise actuelle dans notre pays ", poursuit le synode letton. " Nous rappelons que durant sa longue histoire, l'humanité a connu de nombreuses crises politiques, militaires, économiques et sociales, et qu'à chaque fois que le peuple des croyants s'est tourné vers Dieu il est sorti de ces difficultés avec dignité ", ajoute encore le synode, qui insiste encore sur le fait que ce genre de crises périodiques sont des rappels à l'ordre pour l'humanité tout entière à la conversion et au repentir. Sur fond de crise économique mondiale, une manifestation antigouvernementale a tourné à l'émeute dans la capitale lettone, dans la soirée du 13 janvier, lorsque des centaines de jeunes gens ont tenté de pénétrer par la force dans l'enceinte du Parlement. Face à cette crise, le président letton, Valdis ZATLERS, a quant à lui menacé de dissoudre le Parlement si un texte permettant des élections anticipées à la suite d'un référendum populaire n'était pas voté avant la fin mars.