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03 mar 2010 - SERBIE : La cérémonie d'intronisation solennelle du nouveau primat de l'Eglise orthodoxe serbe repoussée à l'automne prochain

La cérémonie d'intronisation solennelle du nouveau primat de l'Eglise orthodoxe serbe, le patriarche Irénée Ier, élu le 22 janvier dernier, initialement prévue le 25 avril au monastère de Peć, en Métochie, dans l'ouest du Kosovo, où se trouve le siège historique des primats de l'Église serbe, a été repoussée à l'automne 2010 pour des raisons " logistiques et d'organisation ", a annoncé un communiqué du saint-synode de l'Eglise serbe, diffusé le 1er mars, à Belgrade. " La raison de cet ajournement est un délai trop court pour organiser de manière adéquate et préparer cet important événement spirituel sur le plan logistique ", a indiqué le saint-synode, l'assemblée dirigeante de l'Eglise orthodoxe serbe, dans un communiqué. L'Eglise a estimé aussi que des " délais trop courts " pourraient empêcher les personnalités invitées d'assister à la cérémonie. Début février, le gouvernement kosovar avait donné une réponse réservée sur la tenue de cette cérémonie. " Nous n'esquivons pas les visites à caractère religieux et nous donnerons notre permission si elles ont des objectifs religieux ", a indiqué, le 4 février dernier, devant des journalistes, vice-Premier ministre kosovar, Hajredin Kuci, avant de déclarer : " Nous sommes très prudents concernant les visites [de Serbie] à caractère politique ". Âgé aujourd'hui de 79 ans, Irénée Ier a été élu primat de l'Eglise serbe par une assemblée plénière de l'épiscopat de cette Église réuni à Belgrade, le 22 janvier 2010, en remplacement du patriarche Paul Ier, décédé le 15 novembre 2009 (SOP 343.1). Sa première intronisation a eu lieu à Belgrade le 24 janvier 2009 (SOP 345.2). Le Kosovo, province du sud de la Serbie, a fait sécession en 1999 et proclamée unilatéralement son indépendance en février 2008, ce que la Serbie a refusé d'accepter. Dans l'une de ses premières interviews après son élection, le nouveau patriarche a rappelé que le Kosovo " selon tous les critères, nous appartient ", tout en ajoutant " nous ne voyons pas d'inconvénient à vivre avec les peuples qui y résident et à trouver un modus vivendi afin de pouvoir tous y vivre ensemble ".